Textes

Je ne fais que passer


Je n`ai rien à dire en particulier,
Sinon bonjour, un pain mûr et citronnelle.
Je n`ai pas envie de parler, je plane,
S`il vous plaît, myrtille et l`eau d`une abeille.

Vous me dites engourdie,
Je ne fais que passer, bonne journée!

Je n`ai rien à faire en particulier,
Sinon plaisirs charnels.
Je ne prévois rien qui m’oblige, je flâne
Rêveries et flamenco d’Andalousie

Vous me dites farfelue,
Je ne fais que passer, bonne journée!

Bien des jours tournent,
Bien des mots dorment,
Bien des bruits passent sous le vent.

Que dire d`un dialecte endormi?
Votre chapeau melon me porte à sourire,
Me rappelle une passerelle de frissons,
Deux frissons…trois frissons…mmm!

Vous me dites engourdie,
Je ne fais que passer.
Vous me dites farfelue,
Je ne fais que passer, bonne journée!



Georgette


Hé, Georgette, ton nez déjà poudré,
Tes cheveux d`ange amplement bouclés.
De quel regard fais-tu la recherche,
Ne sont-ils pas tous sur ta silhouette?

Pourquoi donc te retournes-tu
Sans cesse inquiète de ton reflet?
Pourquoi donc te retournes-tu
Dans cet objet de vanité?

Hé, Georgette, ne me vois pas ainsi,
Je ne prendrai rien de ce qui t`appartient.

Quoi qu`en mon apparence
La perfection s`absente,
Je n`pigerai pas dans ton panier
Si longtemps convoité.

Combien de regards te faut-il?
Combien de regards te faut-il endormis?
Combien de regards te faut-il endormis
Sur ta personne pour combler ce vide?
Pour quels regards t’es-tu endormie
Sur ta personne pour calmer ce vide?

Hé, Georgette, ne me vois pas ainsi,
Je ne prendrai rien de ce qui t`appartient.

Je ne rayonne pas ta beauté,
À moi d`en être point offusquée,
Comme si nos charmes
Volent sans partager.
Mais pourquoi donc te retournes-tu
Sans cesse inquiète de ton reflet?
Pourquoi donc te retournes-tu
Dans cet objet de vanité ?



Docteur Éphrem


Installe-toi au lazyboy,
Prends un canapé.
Installe-toi au lazyboy,
Mords aux canapés.
Connais-tu docteur Éphrem?
Non, alors…

Pose-toi aux accoudoirs,
Tombe aux poufs.
Pose-toi aux accoudoirs,
Tombe au Pouf, car
Je connais la solution,
Ton jardin d`Éden,
Ta paix exquise, ton bonheur dû,
Rien à faire, adhère.

Une pomme de doute,
Comme il est étrange.
Une pomme de doute,
Comme il est étrange,
Docteur Éphrem change.

Appuie-toi à mes dires,
Y’a rien à faire, adhère.
Appuie-toi à mes dires,
Y’a rien à faire, adhère.
Mes arguments ici pleuvent,
Ma raison raisonne,
Adjudant labeur terminé,
Laisse-toi porter.

Une pomme de doute,
Ou est l’autre Éphrem?
Une pomme de doute,
Ou est l`autre Éphrem?
Une pomme de doute,
Comme il est étrange, docteur Éphrem.
Une pomme de doute,
Comme il est étrange,
Docteur Éphrem change.



Ex nihilo


Ce que j`y vois ,
Ce que j`en sais,
N`est pas grand.
Sinon l`art d`un homme
Ayant vu la symétrie, j`y vois.

Une architecture des allures simples
Ou extravagantes,
Au goût d`une main
Qui n`est pas la mienne.

Je goutte aux fruits d`un alchimiste,
Sans briser un grain de blé.
Ne sachant rien d`eux,
Je vis de leurs produits.

J`ose à peine imaginer
Le nombre de rêves du berceau.
J`ose à peine imaginer,
Le nombre de rêves
Du berceau de l`humanité.
J`y vois un allié d`où le langage,
Sans lettres ni virgules,
Respire par le charme.

Nage, respire sous l`eau,
Grâce aux hommes qui ont poussé
Les couleurs d`un dessein.

J`ose à peine imaginer
Le nombre de rêves du berceau.
J`ose à peine imaginer
Le nombre de rêves
Du berceau de l`humanité.
Ex nihilo
J`ose à peine imaginer
Le nombre de rêves
Du berceau de l’humanité,
Réalisés.



Sans le nommer


En moi se cache un visage inconnu,
Il surgit au mauvais moment.
Alors que je ne désire
Que protéger les êtres chers,
Il revêt son armure et frappe.

Hors de mon contrôle,
Il parle plus fort,
Enterre ma raison,
Et je regrette.

Je regrette qu`il dorme en moi,
Au réveil, il vous blesse.
Je regrette qu`il dorme en moi,
Au réveil, il me blesse.

J`ai omis de te dire une chose,
Mes humeurs trahissent mon intérieur.
Elles me jouent de sales tours,
Elles se laissent boire par le vain des mots,
Se joignent aux complots de bas instincts.

Je voudrais bien cacher ce visage,
Mais il prend parti à ma vie.
Je voudrais bien cacher ce visage,
Mais il prend parti à ma vie
Et je regrette.

Je regrette qu’il dorme en moi,
Au réveil, il vous blesse.
Je regrette qu`il dorme en moi,
Au réveil il me blesse, moi.



Danser


Les pieds nus posés sur un sol noir,
Devant moi le monde.

Je trappe une peur,
La souffle à votre oreille,
Elle se faufile, en traque une sœur
Et elle se calme,
Adoucie par deux.

Ce sol noir trompe-l`œil m`attire,
Bien qu`il torde mon talon.
Son joug ne m’est pas si dur,
Car il est de nature à me faire

Danser

En ce moment mes pieds ont sombré dans l`oubli,
Légère, je puis…

Je gonfle une bulle,
Qui déambule.
Son éclat éveille en vous un fou
Et d`une connivence s`ouvre un jeu à deux.

Je saisis la rage,
La jette à votre oreille,
Elle se faufile, en mord une sœur
Et d`un souvenir s`ouvre le combat à deux.

Ce sol trompe-l`œil m`attire,
Bien qu`il tord mon talon.
Son joug ne m`est pas si dur,
Car il est de nature à me faire

Danser



Qui a écrit


C’est la volonté d` Allah!
S`exprime il y a deux mille ans,
Un petit homme en habit.
C`est mon Karma!
Argumente aujourd`hui,
Une princesse des temps modernes,
Endormie.

Je me demande
La différence,
Je me demande
Qui a écrit.

Et le temps passe
Sans aucune question,
De quel dieu parle-t-on?
Je suis soumise,
Je n`ai pas fait la réflexion,
À quoi bon?

Mais sans réflexion,
C`est comme une ancre lâchée au fond.
En soumission,
Les yeux clos et bon sommeil.

Et le temps manque,
Plus de temps aux questions.
Et le temps manque,
Plus de temps aux questions.
Pleure, pleure la princesse en détresse,
Qui prie et réclame son prix.

À qui la faute?
Si à travers les ans,
À qui la faute,
De faux anges ont endormi les gens?
Je me demande
La différence,
Je me demande,
Qui a écrit.



Ni à l`espace


Je n`ai pas fait de vœux sous les chandelles,
Devant ces yeux émus,
Curieux de mon rêve,
À l`affût de mon respire.

Qui porte la seule, l`unique brise,
Qui aura la seule, l`unique mise?

Comme si le vent sur une cire
Pouvait choisir d`un mode à venir, mais…

Seulement en rêve, sous silence
Sinon boycott ou peine d`amende

Je ne crois pas au temps qui passe,
Ni à l`espace.
Tout est toujours là,
Et je ne suis que cela.

J`ai peut-être fait un vœu sous les chandelles,
Devant ces yeux curieux d`une énigme.

Qui porte la seule, l`unique brise
Qui aura la seule, l`unique mise?

Je ne crois pas au temps qui passe,
Ni à l`espace.
Tout est toujours là,
Et je ne suis que cela



Le nirvana en la


Un espace pur
Envahi d`un respire
Ou le vent s`absente
S’il ne peut saisir.

Le nirvana en la,
À ce moment où
La voix se tait
Et naît la.

Gardien d`un spasme qui,
Au moment de son axe,
Petit devant tant,
Porte l`assise du vent.

Tant un charme, tant une fougue,
Je tangue en une errance,
Je tangue, je tangue,
Désinvolte ligne charmante.

Le nirvana en la,
À ce moment où
La voix se tait
Et naît la.

Tant un charme, tant une fougue,
Je tangue en une errance,
Je tangue, je tangue
Désinvolte ligne charmante.

Le nirvana en la,
À ce moment où
La voix se tait
Et naît la.



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